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Quelques souvenirs d’enfance de Michel Drucker

Il a grandi dans le Bocage Virois entre les années 1940 et 1960 et fait maintenant partie des figures emblématiques de la télévision française. Michel Drucker partage ses souvenirs du Pays de Vire, un territoire qui l’a profondément marqué.

Quel est votre lien avec le territoire virois ?

Le lien c’est l’enfance, dès que j’ai l’occasion de rencontrer des gens du coin ça me fait toujours plaisir. Une
femme que je connais bien m’amène régulièrement encore des documents concernant cette ville de mon enfance
avec des périodes que je ne connais pas. Ce sont des images de Vire après la guerre, de l’époque de la Reconstruction
ou encore des photos de mes frères et moi à l’école de Neuville. Je me penche régulièrement sur ce passé à travers des photos, des documents et je continue à suivre l’actualité à travers la presse régionale : La Voix le Bocage et Ouest-France.

Ces souvenirs d’enfance sont rattachés au quartier de la Gare de Vire, un lieu symbolique pour vous ?

Absolument, d’ailleurs dans les photos qu’on m’a amenées, j’ai l’avenue de la Gare au début du siècle, la Place du Champ de Foire dans les années 1900. Je reconnais l’Avenue de la Gare, la maison où j’ai grandi et évidemment le drame des bombardements. Les vues aériennes de la ville après les bombardements sont très impressionnantes. Toute cette période là continue de m’intéresser et c’est vrai que le quartier de la gare c’est mon enfance et les amis que j’ai
gardé et qui sont encore là. D’ailleurs j’y pense tous les jours parce que la plaque du Docteur Drucker en marbre
noir est dans mon bureau. C’est écrit : Docteur Drucker, Pneumologue, Accouchement, les horaires d’ouverture du
cabinet et c’est la plaque qu’il y avait sur la maison place de la Gare.

Est-ce que vous avez l’occasion de revenir régulièrement à Vire et en Normandie ? Quels sont vos lieux préférés ?

Je ne suis pas revenu depuis très longtemps. Dernièrement, j’y suis retourné grâce à Marc-Andreu Sabater
et Régis Picot qui ont eu cette idée qui m’a beaucoup touché de donner mon nom à une salle de spectacle. Quand je reviens dans le coin je monte au Viverot et là où était le lycée Émile Maupas. Je n’y reviens pas assez souvent
évidemment, mais à chaque fois c’est un moment important pour moi. J’aime bien dormir à l’hôtel à Vire, venir la veille pour me promener dans les rues, et puis je vais sur les traces de mon père également. C’est vrai que ce quartier de la
gare reste un moment important de ma vie, avec la rue du Calvados, l’Hôtel du Cheval Blanc, évidemment la Porte-Horloge. Il m’est également arrivé quand j’allais à Vire d’aller dans le vieux château, où se tenait la fête foraine.

Mon père soignait souvent ceux qui venaient des Rogations et il ramenait des tickets pour les autos tamponneuses à condition que je ramène de bonnes notes… Ce qui était assez rare d’ailleurs !

Michel Drucker

Du côté touristique, Vire c’est l’andouille de Vire, le côté culinaire, est-ce que vous êtes toujours porte-parole de cette andouille de Vire loin de ce territoire ?

C’est vrai que l’andouille de Vire c’est sacré. Les gens n’imaginent pas à quel point cette andouille est connue. Dès que je dis que je suis originaire de Vire, si ce sont des gastronomes avertis, ils me disent « ah oui l’andouille de Vire ». Pour ma femme qui adore le cidre, je reçois également du cidre bouché de la Région. Quand je pense à Vire je pense aussi à Elle & Vire parce qu’à proximité de la Place de la Gare il y avait une beurrerie, à l’époque c’était très important. Quand on pense à notre enfance, on pense souvent aux plats : le boudin noir purée de la cantine de Neuville qui était ma
hantise.

Vous avez prévu de revenir à Vire en 2022 pour jouer votre spectacle ?

Je reprends la route en janvier pour jouer mon spectacle « De vous à moi ». La mise en scène est très originale parce
que nous sommes deux sur scène, moi à 25 ans et moi aujourd’hui. Les virois et ceux qui viendront me voir mettront des images sur ce que je viens de dire et ça me tient beaucoup à cœur.

Article publié le mercredi 10 novembre 2021